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Les baleines, une solution contre le réchauffement climatique ?

Les baleines, une solution contre le réchauffement climatique ?

Contrairement aux vaches que nous affirmons en partie responsables du réchauffement climatique à cause de leurs flatulences, les baleines, elles, ont plutôt bonne presse depuis quelques mois sur ce sujet. Ces animaux pourraient même représenter une solution remarquable à ce problème écologique. Petite explication.

À quoi est dû le réchauffement climatique ?

Le réchauffement climatique est lié à l’augmentation du dioxyde de carbone (CO₂) dans l’atmosphère. En effet, ce gaz accroît la capacité de l’air à conserver la chaleur du soleil. En conséquence, plus il y a de CO₂ dans l’air, plus il fait chaud.

C’est ce qu’on appelle l’effet de serre.

Le CO₂ et l’écosystème des océans

L’océan est riche en minuscules organismes végétaux qu’on appelle le phytoplancton. Ce phytoplancton est une formidable machine à capturer le CO₂ de l’air pour le transformer en oxygène. C’est ce qu’on appelle la photosynthèse.

Véritable poumon de notre planète, le phytoplancton capte ainsi près de 40 % du CO₂ contenu dans l’atmosphère terrestre. En retour, il produit plus de la moitié du dioxygène (O₂) présent dans l’air.

Le carbone issu de cette transformation demeure dans les tissus du phytoplancton. Il est ingéré ensuite par des minuscules animaux, appelés le zooplancton, lequel se nourrit du phytoplancton.

À son tour, le zooplancton sert de repas aux poissons et mammifères marins…

Lorsque tous ces organismes vivants meurent, ils coulent et entraînent au fond des océans le carbone qu’ils contiennent. Ils constituent ainsi un véritable piège pour le carbone, car ils l’éloignent de l’atmosphère terrestre pour des milliers d’années.

Et les baleines dans tout ça ?

Les baleines sont carnivores. Elles ingèrent quotidiennement plusieurs tonnes de krill qui est un zooplancton.

Ce faisant, elles absorbent dans la graisse de leur organisme plusieurs tonnes de carbone. À leur mort, elles entraînent ce carbone au fond des océans. Une simple comparaison suffit pour bien se rendre compte : alors qu’un arbre en piège en moyenne 22 kg de CO₂ par an, une baleine, elle, en retient 33 tonnes, soit 1500 fois plus !

Mais ce n’est pas tout. Car ces cétacés jouent un rôle déterminant dans l’écosystème océanique. De par leurs déplacements et leurs défécations, ils sont essentiels à la croissance et à l’activité de la population de phytoplancton.

En effet, leurs excréments sont très riches en fer et azote. Évacués en surface, ils constituent un formidable engrais naturel pour le phytoplancton qui a besoin de ces nutriments pour se reproduire.

De plus, les déplacements du géant des mers brassent les eaux et contribuent à faire remonter le phytoplancton vers la surface des eaux, suffisamment éclairée par le soleil pour que la photosynthèse se produise.

À la fois extraordinaires puits de carbone et protagonistes déterminants dans la croissance et le développement du phytoplancton, les baleines apparaissent ainsi comme une solution naturelle pour limiter l’augmentation de la température de l’atmosphère.

Lorsqu’on sait que la population de baleine a diminué de 70 à 90 % ces 100 dernières années à cause de la chasse, on comprend alors qu’il est urgent de réparer les dégâts. Car restaurer la population de baleine pourrait bien être le moyen le plus efficace pour combattre le réchauffement climatique. Ca ne fera de toute façon pas de mal à cette espèce marine en danger d’extinction.

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